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Billetterie
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L’Opéra Underground

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Le projet

Musicien, patron de label et d’un café du même nom, Barbès à New York, Olivier Conan a tout de l’anthropophage culturel : dévoreur de chicha et autre cumbia, fou de jazz comme de sonorités nouvelles, il a participé à changer depuis 2018 les propositions faites au Péristyle comme au sous-sol de l’Opéra. Comment définir les contours du programme de la saison 2020, y a-t-il un fil d’Ariane ?

Rencontre avec Olivier Conan
Ce que j’ai voulu faire au départ c’était en quelque sorte pervertir ce qui se passe à l’opéra : mélanger musique savante et populaire, inviter des musiciens qui à la fois prennent leur art au sérieux mais s’inscrivent aussi dans une tradition populaire. Pas forcément dans un folklore ou un certain âge d’or, je me méfie des univers trop codifiés. Je crois que tous les gens que j’invite ont ceci en commun : d’être casseurs de codes.

Faut-il être « Underground » pour venir ?
Évidemment non ! L’essentiel des choses se passent dans l’amphithéâtre, en sous-sol (200 places) d’où l’appellation d’« Opéra Underground ». Certains concerts qui nécessitent une certaine ampleur se dérouleront dans la grande salle de l’Opéra.
Et puis toutes nos musiques ne sont pas souterraines, assister à un concert Opéra Underground ne nécessite aucune initiation. Nous ne nous adressons pas à un public défini par son degré de culture, son âge ou ses affinités culinaires. Certains des artistes que nous invitons sont plus ou moins connus, plus ou moins underground et si la plupart aiment casser les codes, tous croient à un degré d’écoute ludique. Au-delà des légendes, je m‘intéresse surtout à ce qui nous ramène à l’essence musicale, à rester ancré dans les sonorités de notre temps, qu’elles soient jazz, classique, traditionnelles et quelques soient leurs racines.

La notion d’époque en musique semble plus malléable que jamais.
J’ai l’impression qu’on est en train de se débarrasser de la question de la chronologie musicale : dans les années 80 on considérait que le rock avait commencé à tel moment, le blues à un autre… les filiations et les schémas étaient très clairs, on en faisait des « fromages ». Maintenant on va chercher des influences de manière a-chronologique : Aksak Maboul a franchi 30 ans et ils sont toujours pertinents. Les musiciens piochent aussi bien dans le jazz que dans n’importe quel répertoire du monde entier.

En quoi consistent les rendez-vous gratuits donnés le midi aux spectateurs : Les disques du siècle, Sur les Docs…. ?
Il y a toujours eu à l’Opéra de Lyon une tradition de rendez-vous gratuits le midi. J’ai voulu continuer cette démarche et proposer de nouveaux rendez-vous. Donc pour Les Disques du Siècle, le midi vous venez, vous vous allongez sur des coussins et une personnalité vous parle du disque qui a compté pour elle. On écoute le disque entièrement, pratiquement dans le noir. C’est à la fois intime et collectif, à chaque fois il se passe quelque chose de magique. Le rendez-vous Sur les Docs, toujours le midi, est l’occasion de découvrir des documentaires d’auteurs choisis dans la collection de la plateforme tënk.fr. Une ouverture et un lecture singulière du monde que j’aime pouvoir proposer aux spectateurs

Propos recueillis par Matthieu Conquet.